Tournée d’hiver 2021 poules prêtes à cuire

Anatomie de la poule

Bonjour,

Je vous propose à nouveau des poules bio qui, après plus de deux ans de ponte, vont pouvoir ravir vos papilles !

Ce sont de petites poules, peu grasses, qui ont passé leur temps sur des parcours en plein air, n’ont mangé que des céréales bio et n’ont reçu aucun traitement médicamenteux (utilisation uniquement de phytothérapie et de probiotiques en préventif). 

Leur chair, plus ferme que celle d’un poulet, nécessite une plus longue cuisson, entre 2 et 3 heures, mais a un goût incomparable. Idéal pour la poule au pot, recette très facile, ou pour d’autres plats à mijoter : tajine, curry, mafé, etc…

La poule, prête à cuire,  fait environ 1,3 kg. Je la propose au prix de 12 € pièce.

Les poules sont préparées dans un abattoir à taille humaine, aux normes CE et certifié bio, sur la ferme de Jean-Pierre et Corinne Sicard à Cazes-Mondenard. 

Pour commander, c’est sur cagette.net. Mais il suffit de cliquer sur le lieu de livraison qui vous intéresse, ci-dessous :

Jeudi 11/02/2021 :

8h30-9h30 : Albefeuille-Lagarde chez Anne-Marie Marrou

à partir de 10h30 : Ô Local bio à Toulouse St Michel

à partir de 11h : Le Potiron d’or à Toulouse Carmes

12h15-12h45 : Gaillac place du Griffoul

à partir de 14 h : Cazals, Ferme de l’échelette

16h-18h : Saint-Antonin-Noble-Val Marché bio

Pourriez-vous partager l’info avec vos proches susceptibles d’être intéressés ? Merci d’avance !

Poule au pot toute simple

Je donne ici la recette la plus simple pour préparer une bonne poule au pot :

– rincer à l’eau puis essuyer la poule, éliminer les dernier petits bouts de plume. Passer du jus de citron sur la poule avant la cuisson pour qu’elle garde sa blancheur.

– dans une grande marmite, on jette la garniture aromatique : thym, laurier, beaucoup de poivre (baies ou moulu à défaut), oignon planté de 3 clous de girofle, puis 6 poireaux et 6 carottes, persil, laurier. On peut placer les herbes dans la poule, c’est plus pratique ensuite. On dépose la poule puis on recouvre d’eau froide. Ne pas saler.

– faire bouillir à petit feu, avec un couvercle. Il n’est pas nécessaire d’écumer.

– après une heure, ajouter 6 pommes de terre, 1/2 boule de céleri rave, pour 1/2 heure de cuisson. On peut également prendre ce qu’on a sous la main : navet, rutabaga, courge, etc.

– la cuisson, douce et lente, jusqu’à obtention des arômes désirés et attendrissement des chairs tout en évitant un démontage de la volaille : 2 à 3 h à feu doux.

– à la fin, surtout ne pas oublier de faire cuire du riz (rond de Camargue, ou italien) avec 2 à 3 volume de bouillon passé au chinois.

Pour la technique du bouillon, suivre sans aucun doute les conseils de Chef Simon.

Où me trouver cet été ?

Absence du marché de la place du Salin à Toulouse cet été :

Le w-e cet été, la ville semble se vider de ses habitants, en tout cas c’est l’impression que l’on a depuis notre marché de la place du Salin. Comme je viens d’un peu loin, j’ai décidé de ne pas venir toutes les semaines.

Je ne serai pas là samedi prochain, 28 juillet. Désolé de vous prévenir aussi tard.

Concernant les semaines à venir, voilà les samedi où je serai présent au marché de la place du Salin :

– samedi 4 août
– samedi 18 août
– et tout les samedi à partir du samedi 1er septembre, la rentrée quoi !

Et sinon, où me trouvez cet été ?

Vous pouvez trouver mes oeufs également 143, Grand rue Saint Michel à O Local Bio et 2 rue des Paradoux au Potiron d’Or, deux jeunes magasins bien dynamiques où vous trouverez plein de super produits locaux.

Sinon, je suis présent au marché du dimanche matin à Saint-Antonin Noble Val, sauf le 19 août. C’est un très beau marché dans un endroit propice aux ballades, mais je vous conseille de venir entre 8 et 9 h afin d’éviter la foule et de bien profiter du marché.

Je suis aussi présent au Noctambio de Gaillac, place du Griffoul, le mardi après-midi de 16h à 20h, sauf le 21 août. Ce marché, animé par les producteurs, réunit des paysans bio et locaux. L’été, il y a des tables, de la musique et plein de bons produits à déguster sur place.

Bon été à tous !

« Manger est un acte agricole »

Cette formule, fabuleuse à mes yeux, je l’ai découverte dans le livre-manifeste du fondateur du mouvement Slow Food, Carlo Petrini, Bon, juste et propre. Son auteur, Wendell Berry, est une grande figure paysanne des États Unis. Ses textes ont inspiré et accompagné le retour au travail de la terre de nouveaux paysans et les aspirations d’urbains à plus de proximité avec les producteurs de leur nourriture.

Voilà une traduction (merci Marco) du texte d’où est issue la formule. J’espère que son militantisme à la fois pragmatique et spirituel, totalement étranger à ce qu’on entend par ce mot en France, vous donnera l’envie de mettre en œuvre une ou plusieurs des pistes d’action proposées. D’autant plus que, contrairement au moment où ce texte a été écrit, aujourd’hui, ces idées se sont largement répandu en de multiples pratiques et discours, jusqu’à la récupération par les super-hyper-marchés, vitrines, par définition, de l’industrie agro-alimentaire.

« Le plaisir de manger »

Extrait de l’ouvrage What Are People For ?, copyright © 1990 par Wendell Berry.

http://www.ecoliteracy.org/essays/pleasures-eating

Souvent, après une intervention sur le déclin de l’agriculture et de la vie rurale en Amérique, quelqu’un dans le public me demande “Que pouvons-nous faire, nous les urbains?”

D’habitude, je réponds : “Manger de façon responsable”. Bien sûr, j’essaye d’expliquer ce que je veux dire par là, mais après j’ai toujours l’impression qu’il y a plus à dire que ce que j’ai pu dire. Je voudrais maintenant tenter une meilleure explication.

Je commencerais d’abord en posant l’idée que manger est un acte agricole. Manger boucle le processus annuel de l’économie alimentaire qui commence avec la plantation et la naissance. Mais la plupart des mangeurs ne sont plus conscients de cette réalité. Leur représentation de l’alimentation est celle d’un produit agricole, certes, mais ils ne se comprennent pas comme participants à l’agriculture. Ils se comprennent comme « consommateurs ». S’ils vont au-delà de cette idée, ils reconnaissent qu’ils sont des consommateurs passifs. Ils achètent ce qu’ils désirent—ou bien ce qu’ils ont été convaincus de désirer—dans les limites d’une vieille idée de l’économie domestique. Mais ce type de libération n’est acquis qu’en entrant dans un piège (à moins, comme certains, de considérer que l’ignorance et l’impuissance sont des signes de privilège). Le piège représente l’idéal de l’industrialisation : une ville entourée de murailles percées de valves permettant l’entrée de marchandises mais empêchant la conscience de sortir.

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